Béjaïa Plan Polmar
Posté par ddkabylie le 8 avril 2010
Béjaïa Plan Polmar
Simulation d’un plan d’intervention en mer par les forces navales
C’est au niveau de la baie de Béjaïa à hauteur de la plage de Meghra dans la commune de Boukhelifa qu’a eu lieu,
avant-hier, un exercice grandeur nature initié et mené par l’état-major des forces navales avec la participation de partenaires concernés par la protection de l’environnement.
La veille, le lieutenant-colonel Deffairi Slimane, chef de la cellule de communication des forces navales avait animé une conférence de presse au siège de la capitainerie de l’entreprise portuaire de Béjaïa pour expliquer les buts recherchés par l’organisation de cet exercice de simulation portant sur une intervention en haute mer pour contenir une nappe de pétrole déversée accidentellement par un navire pétrolier.
Ce genre d’action rentre dans le cadre de la formation continue du personnel pour la préservation de l’environnement. Donc après avoir réussi ces dernières années quelques exercices similaires à Alger, Annaba et ailleurs, cette fois, c’est à Béjaïa qu’échut l’honneur d’être le théâtre de cet exercice antipollution marine.
“C’est dans le cadre de la vulgarisation des missions des forces navales entamée à organiser annuellement ces exercices comme le soulignera le conférencier lequel rajoutera que la protection de l’environnement est devenue une lutte antipollution et à la préservation de l’environnement. Ainsi donc, pour se préparer à d’éventuelles catastrophes en mer lesquelles d’ailleurs ne reconnaissent aucune frontière administrative, les forces navales améliorent à chaque exercice leurs moyens d’intervention pour réduire au maximum les temps d’intervention et c’est le principal objectif recherché”, en plus du fait de maîtriser le processus et faire face rapidement à d’éventuelles catastrophes.
Pour l’exercice d’hier, le scénario concocté est le suivant : Un remorqueur chargé d’approvisionner un pétrolier en mouillage et transportant 130 000 tonners de pétrole a, au moment de l’abordage, percuté ce dernier lui occasionnant des dégâts importants notamment la fissuration de la coque engendrant une infiltration du pétrole brut en mer.
C’est le début de la pollution du fait que la nappe déversée s’élargit rapidement. Le dispositif est déclenché. Le plan local “Tel Bahr” premier responsable et informe le commandant de la façade maritime “Est” basée à Jijel lequel, à son tour, après avoir déclenché le plan régional, informera les autorités nationales pour le déclenchement du plan national mis sous l’autorités du ministre chargé de l’environnement. Rien n’est laissé au hasard, des vedettes des gardes-cotes, des planeurs, un avion de surveillance et un hélicoptère de sauvetage sont mobilisés pour tout d’abord sauver les deux marins tombés en mer pa-dessus bord avant d’intervenir pour contenir la nappe polluante et charger en dernier les inspecteurs de faire une enquêtes nautique afin de déterminer avec exactitude les causes de cet accident et porter sur le procès verbal l’ampleur de la catastrophe tout en situant les responsabilités afin que la justice statue et condamne le mautif à s’acquitter de l’indemnisation relative à cette pollution.
De cette manière, les différents intervenants dans ce plan d’urgence perfectionneront leur tâche et testeront leurs moyens d’intervention tout en décelant les lacunes afin de les améliorer au fil des exercices. D’ailleurs, selon le lieutenant colonel Deffairi, des amendements ont été apportés aux lois relatives à la protection de l’environnements et un nouveau projet est en gestation lequel apportera plus de précisions et déterminera les domaines d’intervention d’autant plus que pas moins de six ministères sont concernés en priorité en plus des forces navales, aériennes et terrestres. D’ailleurs pour justifier ces exercices répétés, le conférencier rappellera que chaque catastrophe en mer est une expérience particulière.
Avant d’achever sa conférence, l’officier supérieur informera l’assistance qu’une simulation d’une grande opération de sauvetage d’un car-ferry, aura-lieu le 13 du mois courant à Alger.
A. Gana


