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    ddkabylie

A l’initiative de la Maison de la culture de Tizi-Ouzou

Posté par ddkabylie le 28 avril 2010

 

A l’initiative de la Maison de la culture de Tizi-Ouzou
“La Cité du soleil” de Mammeri sur les planches

Dans le cadre de la célébration du 30e anniversaire de Tafsut Imazighen, le public de Tizi-Ouzou a eu à voir, pour la première fois, la pièce de Mouloud Mammeri « La Cité du soleil ». Ce sont les comédiens du Théâtre Jean Sénac de Marseille et les élèves de l’atelier de théâtre de la Maison de la culture de Tizi-Ouzou, pour qui, la responsabilité d’interpréter la pièce incombait. Dans une totale symbiose, et une complicité sans limites, les deux groupes d’acteurs, ont réussi un travail théâtral qui ne manque pas d’attirer les grandes foules. Au côté du texte de Mammeri, c’est une mise en scène des plus réussies qui vient garnir davantage une pièce bien ficelée. La pièce en question était mise en scène par Hamid Aouamer, qui dirige le théâtre Jean Sénac de la ville de Marseille. Ce dernier est devenu un partenaire culturel incontournable avec la Maison de la culture de Tizi Ouzou. Tous les personnages de la pièce ont été superbement interprétés. De l’argentier, le juge, le prêtre et le militaire…les différents tableaux se défilaient tels des photographies, en préservant l’âme et le message du texte, surtout les jeunes qui ont interprété le peuple d’Héliopolis avec un texte soigneusement jumelé avec le texte originel de la pièce et dont le metteur en scène s’est montré respectueux des normes théâtrales. La pièce présentée en ce mois d’avril avec toute la symbolique pour la Kabylie combattante, résume en partie, comment un pouvoir répressif perdra de son aura dés que la force qui lui sert d’instrument pour gouverner, s’effrite. Le choix du déroulement des scènes qu’a fait Mammeri n’est pas anodin ou fortuit. En effet, la ville semble être le lieu où le peuple opprimé est présenté devant un pouvoir répressif. La pièce démontre, on ne peut plus clairement, une relation entre un pouvoir dressé contre son peuple et un peuple en lutte pour sa survie. La portée symbolique de cette pièce majestueusement confectionnée par Mammeri est une autre forme de rappeler que malgré l’épée de Damoclès d’une dictature, la liberté finira par jaillir. Il faut signaler que le théâtre Jean Sénac est un partenaire culturel de la Maison de la culture de Tizi-Ouzou, et ce depuis plusieurs années déjà.

R. C.

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