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Le dur pari de l’action sociale à Tzi-Ouzou

Posté par ddkabylie le 28 avril 2010

Le dur pari de l’action sociale à Tzi-Ouzou
La paix sociale en jeu

Les chiffres à eux seuls, ne peuvent décrire la réalité du terrain ni même l’étendue de la misère sociale qui frappe d’importants pans de notre société.

Plus de 3 305 jeunes ont bénéficié en 2009 du dispositif PAIS (prime d’activités à l’insertion sociale). Un dispositif ayant pris fin en décembre dernier et qui sera remplacé par le dispositif d’activités d’insertion sociale (DAIS)  avec une revalorisation conséquente de la prime octroyée qui passera de 2 500 à 6 000 dinars / le mois. Ce dispositif est surtout destiné aux jeunes chômeurs exclus du système scolaire ou sans qualification qui vont pouvoir trouver un emploi temporaire qui leur permettra l’acquisition d’une petite expérience à même de leur ouvrir les portes d’une véritable activité professionnelle. A Tizi-Ouzou, le filet social, PAIS et IAIG entre autres, la gestion du dossier n’a pas connu, comparativement à d’autres régions du pays, une attention quelconque. En 2009, le bilan de la direction de l’action sociale fait état de 6 507 bénéficiaires de l’indemnité pour l’activité d’intérêt général, pour un montant global de plus de deux milliards de centimes. Ce dispositif est particulièrement demandé par les collectivités locales qui y trouvent une alternative pour pallier le manque en moyens humains en ce sens que les affectations se font pour des activités d’entretien du patrimoine communal, les cantines scolaires et d’une manière générale, toute activité qui revêt un caractère d’intérêt général ou communautaire.

PID : 1 500 diplômés en activité

La direction de l’action sociale n’est, par contre, plus, une structure destinée uniquement à l’aide et à la prise en charge des couches défavorisées. La gestion de certains dispositifs tels que le PID (prime d’insertion des diplômés) lui confère une place stratégique dans l’équilibre et la paix sociale. Le directeur de l’action sociale de la wilaya de Tizi-Ouzou  dira à ce sujet : “Même si le rôle de la création de l’emploi proprement dite a son propre secteur qui s’y occupe, le notre offre à travers ce dispositif, l’opportunité à des jeunes diplômés, une insertion dans le monde professionnel. Ils peuvent bien acquérir un savoir-faire et une qualification susceptible de le maintenir éventuellement à son poste de travail.” Le dispositif PID s’étale sur une durée de contrat de 12 mois renouvelable une fois pour une autre durée de 12 mois au secteur administratif et 6 mois dans le secteur économique. 1 500 jeunes diplômés sont actuellement en activité.

24 922 handicapés recensés

2,19% de la population de la wilaya de Tizi-Ouzou détient une carte d’handicapé soit 24 922 personnes réparties essentiellement sur les deux catégories d’handicap mental et moteur. Le nombre de bénéficiaires de la pension d’handicapé estimée à 4 000 dinars a été en 2009 de 7 700. Il faut dire que cette pension reste de très loin insuffisante eu égard aux besoins de ces personnes. Cette frange d’handicapés à 100% continue à souffrir le martyre et à subir les affres d’un quotidien sans pitié. L’Etat doit justement envisager la revalorisation de leur pension à même de leur permettre une vie décente.

L’enfance, l’autre préoccupation majeure…

382 dossiers de demande d’admission au niveau du centre médico-pédagogique de Boukhalfa sont toujours en instance. Cette donne pose la problématique de la capacité d’accueil d’un tel établissement. Il y a en effet urgence à concrétiser l’extension de ce dernier et la réalisation au plus de deux autres structures dans les grands centres urbains à l’image d’Azazga et Draâ El Mizan. Actuellement, 313 enfants inadaptés mentaux, trisomiques, autistes entre autres, sont pris en charge dans ledit établissement. Pour les service d’observation en milieu ouvert, 65 mineurs sont pris en charge par le service dans le cadre de la liberté surveillée. Le centre spécialisé de rééducation  (CSR) de Boukhalfa accueille de son côté, 30 enfants inadaptés sociaux. Le nombre croissant d’enfants sollicitant les services de ce centre pose la problématique de la prise en charge de cette catégorie dans notre société qui s’éloigne, on le voit bien, peu à peu des valeurs d’entraide et de solidarité qui faisaient jadis la fierté de nos villages. Dans ce sens, on citera les conditions sociales de certaines personnes âgées qui pataugent dans une misère incommensurable. 74 d’autres elles sont actuellement pensionnaires du foyer de Boukhalfa. Cette amère réalité d’une société qui s’appauvrisse de plus en plus fait  de l’action sociale et de la solidarité  un secteur névralgique, très sollicité par les citoyens. Le premier responsable du secteur abonde dans le même sens, il estime cependant que son secteur dispose d’une grande marge de manœuvre au vue de l’investissement de l’Etat. “Nous sommes sur un programme de développement prometteur. Plusieurs structures sont en cours de réalisation. Je citerai l’Ecole des jeunes aveugles à Draâ Ben Khedda et Boghni, l’extension de l’Ecole des jeunes sourds, le centre médicao-pédagogique pour enfants inadaptés mentaux d’Azazga”, indique M.Tigha.

A. Z.

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