• Auteur:

    ddkabylie

  • Accueil
  • > page 5
  • > M. Tigha Abderrahmane, directeur de l’action sociale à Tizi-Ouzou

M. Tigha Abderrahmane, directeur de l’action sociale à Tizi-Ouzou

Posté par ddkabylie le 28 avril 2010

M. Tigha Abderrahmane, directeur de l’action sociale à Tizi-Ouzou
“Nous participons à la sauvegarde de la paix sociale”

La Dépêche De Kabylie : La finalisation de la carte sociale de la wilaya a permis l’identification des poches de pauvreté. Comment  comptez-vous réagir pour la prise en charge des besoins de ces localités ?
M.Tigha : Effectivement. L’élaboration de la carte sociale de la wilaya a permis l’identification des poches de pauvreté. Vous devez savoir que notre plan d’action est déjà mis en place et l’intervention de l’Etat est déjà palpable sur le terrain à travers une série d’opérations visant en finalité l’amélioration du cadre de vie de nos concitoyens. Les données sont actualisées en collaboration avec les autorités locales, APC et daïras. Nous avons fixé des objectifs avec des moyens de prise en charge en tenant compte des priorités et urgences et surtout des besoins exprimés par les populations. Certains projets ne dépassant pas les deux millions de dinars sont pris en charge par le programme du secteur, les ex-Tup Humo qu’on appelle maintenant les ABC, soit avec le programme de développement communautaire avec la participation de la collectivité. La finalité est comme je vous l’ai dit, en préambul n’est autre que l’amélioration du cadre de vie de la population. C’est le cas de le dire pour les actions visant le désenclavement de ces régions, l’ouverture de nouvelles pistes agricoles, l’assainissement, l’AEP, le directeur de l’action sociale prend en charge les projets au profit des populations qui sont dans le besoin.

La DAS s’implique de plus en plus dans le processus de développement à l’échelle locale. Comment se fait votre intervention sur le terrain ?
Vous l’avez signalé dans l’une de vos livraisons, l’action de notre secteur rime incontestablement avec le développement. C’est d’autant plus vrai que l’investissement de l’Etat est vraiment important. Notre action s’inscrit en complémentarité avec les autres secteurs. Nous intervenons sur les problèmes  urgents de la population. On peut par exemple, procéder à la réhabilitation d’une école primaire, équiper les cantines scolaires dans une commune pauvre… nous pouvons aider aussi par la main-d’œuvre à travers nos différents dispositifs IAIG, DAIS, PID  entre autres. De toutes les manières, le secteur de l’action sociale a pris sa place dans ce créneau. Nous faisons tout pour participer au développement de notre wilaya qui est en marche, dans le cadre de notre mission qui est, entre autres, l’aide aux populations démunies et la lutte contre l’exclusion.

Qu’on est-il du futur programme ABC, qui connais paraît-il un retard cette année ?
On ne peut pas parler de retard puisque le programme nous sera notifié incessamment. Pour cette année encore, nous avons formulé des propositions pour la tutelle. La wilaya de Tizi-Ouzou aura son quota de projets. Pour le futur programme qui nous sera notifié incessamment, nous avons proposé quelque 300 fiches techniques, pour un montant global de 25 milliards de centimes. L’année passée, nous avons fait de même et on a bénéficié  de plus de 14 milliards. C’est vous dire que la tutelle ne lésine jamais sur les moyens pour venir en aide aux localités de Tizi-Ouzou.

Le cap est-il déjà mis, à votre niveau sur la préparation de la future saison estivale ?
Indubitablement, notre intervention devient une tradition. Chaque année notre direction participe à la réussite de la saison estivale. On accompagne bien sûr les efforts consentis par l’Etat afin d’assurer les meilleures conditions d’accueil pour les estivants. Cette année encore, les services de Blanche Algérie seront mobilisés pour l’embellissement des villes du littoral en plus de l’affectation d’un certain nombre de jeunes dans le cadre du filet social pour la bonne prise en charge du cadre général de ces villes.

Venons-en aux récentes revendications de certaines couches sociales défavorisées pour leur prise en charge, les aveugles, entre autres…
Vous savez, nous sommes un secteur névralgique qui se donne la mission d’aide et d’assistance à tous les démunis. Nos portes sont ouvertes à tous les citoyens et nous sommes prêts à intervenir là où il y a nécessité. Nous prenons en charge 28 000 personnes en détresse. Nous participons  activement à la sauvegarde de la paix sociale. Récemment, nous avons pris en charge plus de cent personnes sans domicile fixe par le biais du SAMU social au niveau du centre de Boukhalfa. Il y a également le suivi des cas recensés dans l’opération d’identification des mineurs et autres catégories au niveau de la ville de Tizi-Ouzou. L’action continue à travers les brigades du SAMU social.

Qu’en est-il du phénomène du suicide ?
Vous mettez le doigt sur une question lancinante. Il est regrettable de constater que des personnes mettent fin à leurs jours. Notre direction travaille sur le dossier. Nous avons désigné une équipe pluridisciplinaire qui se déplace dans les foyers du phénomène afin de cerner concrètement la question, connaître les raisons de ce drame et proposer par la suite des solutions qui toucheront l’ensemble des secteurs qui interviendront pour la prise en charge des besoins de ces personnes vulnérables.

Quel sera le sort réservé aux locaux des EPIH ?
Les locaux de cette entreprise publique dissoute situés sur l’entrée est de la ville seront en principe réaffectés et aménagés  au profit d’une unité principale du SAMU social alors que pour ceux de la commune de Boghni, on réfléchit sur leur probable réaffectation.

Entretien réalisé par Omar Zeghni

Laisser un commentaire

 

Notre mariage - Il nostro m... |
CANTERBURY T@LES |
cigales2010 |
Unblog.fr | Annuaire | Signaler un abus | Millenium Development Goal
| Blog du niveau intermédiaire
| Gregmontres