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8 Mai 1945 / 65 ans après, la mémoire subsiste toujours

Posté par ddkabylie le 7 mai 2010

 

8 Mai 1945

65 ans après, la mémoire subsiste toujours

Il est un devoir intellectuel d’apporter l’information historique telle qu’elle s’est produite. Il demeure néanmoins loisible de la commenter. L’information étant objective, libre est le commentaire. Le 08-Mai 1945, est-il devenu juste après un simple commentaire ?

Le jeune Mostefa-Ben-Boulaïd, futur leader de la révolution en guise de médiation à ces évènements et à la mémoire des gens tombés  au champ d’honneur décida d’observer chaque année et aux même moments un jeune rituel plein de symboles et de souvenance. Cette information est inédite. Je la tiens de la famille du chahid.
Les évènements  tragiques  du 08-Mai 1945  furent perçus, à cette époque, comme un précurseur final de la libération nationale qui s’annonçait dans le sentiment de chaque algérien. L’on voulait, à l’instar de la célébration de l’armistice et de la capitulation allemande, manifester son désarroi est sa propension vers l’indépendance et le couronnement de la lutte du mouvement nationaliste. Une foule estimée à environ 10 000 personnes   entamait son élan, rue des Etats-Unis (mosquée de la gare) et se dirige vers le centre ville, rue Georges Clémenceau…  pacifiques, dépités et désarmés, les paisibles manifestants scandaient des slogans de paix et de liberté. “Indépendance, libérez Messali Hadj, l’Algérie est à nous.” Ils s’étaient donné pour consigne de faire sortir, pour la première fois, le drapeau algérien. La riposte fut sanglante. De Sétif, elle s’est généralisée. Elle allai toucher tout le pays durant tout le mois de mai. L’Algérie s’embrasait sous les feux brûlants du printemps 45.
Le 08-Mai 1945, fut un mardi pas comme les autres. Un jour de marché hebdomadaire. Les gens massacrés ne l’étaient pas pour leur diversité d’avis, mais  à cause d’un idéal. La liberté, ailleurs, fut célébrée dans les interstices de la capitulation de l’état-major allemand. Ce fut la fin d’une guerre. La Seconde Guerre mondiale.
Ceci pour les européens, mais pour d’autres en Algérie, à Sétif, Guelma, Kherrata, Constantine et un peu partout, ce fut la tête dans l’atrocité d’une colonisation et d’un impérialisme  qui ne venaient, en ce 08 mai, qu’annoncer le plan de redressement des volontés farouches et éprises de ce saut libertaire. En 2005, dans cette ville où nulle part, la mémoire collective se confinera certainement dans un ordre du jour. Une marche, une gerbe de fleurs  enrubannée à été déposer et quelques biscuits et dattes non fourrées à déguster.Voilà une commémoration à  la meure de l’évènement ! Guernica s’est immortalisé par la palette de Picasso. Sétif ne l’est-il pas par les défaites et la fortaiture de ses peintres, artistes bien et poètes ? bine que non ! Kateb Yacine, Abdelhamid Benzine, Abdou B., Ammar Koroghli, Fayçal Ouaret et Omar Chaâlalen sont, pour ceux qui savent les exploiter les Picasso et les Neruda de la citadelle massacrée.
Le 08-Mai 1945 signifie la fin du nazisme. Il correspond aussi à l’un des moments les plus sanglants de l’histoire nationale. La répression colonialiste venait de faire ses premiers accros face à une population farouchement déterminée à se promouvoir aux nobles idéaux de paix et d’indépendance. Il ne pouvait se circonscrire dans de simples “évènements”  ou “incidents” de Sétif. Ce 08 mai avait ébranlé toute les puissance  coloniale. Loin d’un fait divers, il provoqua une énorme ébullition dans le haut  commandement militaire français de l’époque. Le général Henry Martin  commandant de la 19e compagnie.
Châtaigneau, responsable de la sécurité intérieure de l’Algérie, requiert l’intervention des forces armées de terre,, de mer et de l’air… il rend les pouvoirs de l’état de siège à l’armée”. Donc, “l’incident”  ne fut pas une affaire “d’émeutiers ou d’insurgés”, c’était d’un côté, la guerre classique avec l’engagement des forces armées, et de l’autre, une décision libératrice quel que soit le prix à payer. Le nationalisme se durcissait et corroborait  la galvanisation d’une inévitable révolution par les armes. Novembre pointait déjà du nez.
Un appel des plus stridents se laisserait entendre par ceux-là même qui ont pu embryonner la genèse du 08-Mai 1945 pour exalter que le nationalisme n’est pas une profession de foi, ni un engagement dressé  au sein d’une étude nationale. A la limite de la foi, il n’est non plus un droit de détention d’un bout d’un bout d’une CNI ou d’une attestation de participation. C’est un comportement, un esprit, une pieuse pensée et une profonde réflexion. Mai ou novembre, à l’instar de tant d’attributs historiques, nationaux doit être remis à qui de droit. Véritables ayant-droit, la population en ces multiples facettes de représentativité, devrait récupérer la solennité des hauts faits de la nation. Mai ou novembre n’est pas une affaire de wali. C’est l’affaire de tous. Mais entre nous, si l’administration se retirait de ces fêtes, tous les jours se ressembleraient. Il n’y aurait plus de “commémoration”. Donc par utilité culturelle faisons-le, au moins, au bon endroit, à bon escient et pas à l’envers de l’objet du message.
L’oubli et la désuétude. Alors qu’elle est la meilleure méditation que l’on puisse faire face  à ces tragiques “incidents” ? Ne pas oublier. Se souvenir. En parler. Ecrire les faits dans leurs profonds détails.

Smaïl Chenouf

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