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Commémoration du 65e anniversaire du 8 Mai 1945

Posté par ddkabylie le 8 mai 2010

Commémoration du 65e anniversaire du 8 Mai 1945
Karim Tabou à Kherrata : “Le 8 Mai 45 a été l’acte de fondation de l’Etat algérien”

Les événements du 8 Mai 1945 ont été à l’origine de la déclaration des droits des peuples à l’autodétermination car le monde venait de comprendre que des populations refusent d’être sous la domination, déclarera, à partir de Kherrata, le premier secrétaire du plus vieux parti d’opposition lors du meeting tenu à la salle de cinéma dans la journée d’hier.
Comme chaque année, le Front des forces socialistes a tenu à commémorer à sa manière ces événements. Pour ce soixante-cinquième anniversaire, évitant les festivités officielles, la délégation de la formation chère à Aït Ahmed, conduite par son premier secrétaire, a commencé par une première halte au niveau de la place Hinouz, au niveau des gorges, pour y déposer une gerbe de fleurs puis une autre au cimetière des chouhada, à l’entrée de la ville, pour un autre geste similaire, avant de continuer à pied jusqu’à la salle de cinéma de la localité où un meeting a été animé deux heures durant par Karim Tabou devant une affluence nombreuse.
Ce dernier dira que le 8 Mai 1945 a été un grand moment de l’histoire pour ne pas dire presque l’acte de fondation de l’Etat algérien car depuis ce jour-là, le colonialisme ne pouvait plus présenter les Algériens comme des sauvages qu’il faut mater. Faisant un rappel de l’histoire de la guerre d’Algérie, l’orateur rappellera qu’il y a eu une succession d’événements depuis 1926 imposant une certaine démocratie même sous l’ère du colonialisme notamment par la création de beaucoup de partis œuvrant pour l’indépendance du pays, chose qui a été stoppée à l’indépendance. L’appel du 1er-Novembre a donné trois promesses, à savoir l’indépendance, la réalisation d’une Algérie démocratique et sociale et enfin la nécessité d’une construction d’un Maghréb démocratique des peuples. Ainsi pour le conférencier, le peuple algérien a payé une lourde facture après l’indépendance car si la Révolution algérienne a été un modèle, il n’en fut pas de même en 1962. Malheureusement, continuera-t-il, au lieu de passer à la concrétisation des deux autres promesses, un groupe ayant pris le pouvoir par la force a refusé la consécration d’une république démocratique et sociale. Pour ce dernier, à l’indépendance, l’Algérie a gagné la guerre mais a perdu la paix car tous les sacrifices et les principes de la révolution ont été détournés. L’histoire laisse deux rôles à occuper, celui d’acteur et celui de jouet et ceux qui sont à l’extérieur de l’histoire ont tout le temps utilisé des subterfuges pour exister. Revenant sur son intervention sur les plateaux d’une chaîne marocaine, le premier secrétaire du FFS s’en est pris à un confrère arabophone qui avait publié un article dans lequel il remet en cause la participation de ce dernier à une émission d’une télévision étrangère. Il dira qu’il met au défi les autorités à ouvrir le champ médiatique télévisuel aux opposants au même titre que les officiels pour des débats contradictoires et là le FFS n’ira pas parler chez les autres. Il rappellera qu’en dix années, sa formation n’a eu droit qu’à trois heures de temps à la télévision algérienne, soit deux secondes par jour. Il dira que les militants de son parti assument leur responsabilité et ne font pas dans le folklore et d’ailleurs il conclura ce chapitre en clamant haut et fort que de Kherrata, ou du Maroc, le FFS est le véritable front libérateur.
Parlant de la gestion de la politique extérieure du pays, Karim Tabou s’interrogera sur le refus du président de recevoir le chef de l’autorité palestinienne y compris le défunt Yasser Arafat alors que notre pays se targuait d’avoir été le lieu de proclamation de la naissance de l’Etat palestinien en 1988. Pour ce qui est de la gouvernance actuelle du pays, le premier secrétaire du FFS n’ira pas avec le dos de la cuillère, le pouvoir a, tout simplement, instauré un système de gestion par l’attente et tous les Algériens vivent dans l’attente d’une chose ou d’une autre et d’ailleurs la majorité vit bien en dessous du niveau de vie des Palestiniens lesquels n’ont d’autres ressources que les aides étrangères alors que notre pays est très riche pour une population qui reste très pauvre dans son ensemble. Le pays ne peut plus continuer à fonctionner ainsi et l’orateur appellera l’ensemble de la population à continuer à se battre pour concrétiser les deux autres promesses de la déclaration du 1er Novembre. Après l’instauration d’un Etat démocratique et social, il faut songer à l’ouverture des frontières entre les peuples du Maghréb et si ce n’était pas le cas en Europe, le volcan d’Islande aurait bloqué plusieurs millions de personnes pendant plus d’un mois. Ceci doit servir avant tout d’exemple aux peuples du Maghréb. Enfin, concernant l’évocation des relations algéro-françaises, il dira qu’il faut la faire d’une manière sereine. Le premier secrétaire du FFS était accompagné du président de l’APW de Béjaïa, Hamid Ferhat et d’autres cadres du parti.

A. Gana

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