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Hors-la-loi de Rachid Bouchareb présenté hier en avant-première à la presse

Posté par ddkabylie le 21 mai 2010

Hors-la-loi de Rachid Bouchareb présenté hier en avant-première à la presse
Plat, évasif, politique et suggestif

Témoins des massacres de Sétif, le 5 mai 1954, la saga retrace une période de trente-cinq ans de la vie des trois frères ainsi que leur mère dont le rôle a été attribué à la charismatique Chafia Boudraâ.

Osé, politique et évasif, le film de Rachid Bouchareb évoque le FLN et ses méthodes, accusant du coup, de manière indirecte le mouvement en parfaite connaissance de cause du danger en organisant la manifestation réprimée du 17 Octobre 1961, en étant derrière la mort de nombreux Algériens. Les réactions ne devraient pas se faire attendre côté algérien, ça va se secouer dans la marmite.
Il est dit : entre l’histoire et la fiction, il n’y a qu’un pas à franchir, que le 7e art dans toute sa splendeur et ses caricatures peut raviver les souvenirs, rallumer la mèche et rouvrir les plaies. « Hors-la-loi », fiction de Rachid Bouchareb qui récidive après « Indigènes » primé à Cannes il y a deux ans, nous rejette 65 ans en arrière, pour nous raconter le parcours, ou devrais-je dire, les parcours de trois frères dont les rôles ont été interprétés par les chouchous du réalisateur, à savoir Rochdi Zem, Djamel Debbouz et Sami Bouajila. Témoins des massacres de Sétif, le 5 Mai 1954, la saga retrace une période de trente-cinq ans de la vie des trois frères ainsi que leur mère dont le rôle a été attribué à la charismatique Chafia Boudraâ.
Après les massacres, ils se rendent en France où ils vivront quasi clandestinement dont le titre « hors-la-loi » où ils seront plongés et confrontés à des situations complexes et liées aux excroissances de la guerre d’Algérie.
Le film d’une durée de deux heures débute par des scènes vives où les cinq hommes se réunissent pour organiser la casse de la Banque Postale. Officiellement, l’argent doit servir à financer la guerre d’indépendance, néanmoins et comme toujours, face à des situations pareilles, les cinq hommes dont les points de vue divergent ne partagent pas tous les mêmes idéaux et chacun y va du sien.
Les images du massacre qui durent six minutes montrent un jeune garçon portant l’emblème national lors d’une manifestation pacifique, des policiers tentent de le lui arracher et c’est la cohue, les forces de l’ordre ouvrent le feu sur la foule faisant des dizaines de morts et c’est à ce moment-là, que le film bascule avec l’arrestation de l’un des personnages principaux du Film par la police française passant par les corps des victimes gisant dans leur sang sur le sol. Le reste du film est très politique. Trop de slogans.
Scénario classique et plat, objet de critiques virulentes appréhendé par la classe politique française ainsi que les organisateurs du festival où il est présenté en compétition, le film de Rachid Bouchareb truffé de scènes classiques additionnées à un scénario auréolé par des personnages basiques et une mise en scène burlesque, au vrai sens du terme, ennuyeux à mourir, même si les avis peu objectifs des confrères disent le contraire.
Le réalisateur qui revient longuement sur la création du mouvement du FLN n’est pas allé avec le dos de la cuillère, et ne se réconcilie guère avec l’histoire, en explorant une majeure partie de l’histoire contemporaine de l’Algérie.
Rachid Bouchareb revient sur la lutte du FLN en France à travers les cinq personnages afin d’acquérir l’indépendance, de sa lutte aussi contre la police française, qui met en place une organisation secrète, la Main Rouge, et il veut surtout par là, démontrer le rôle protagoniste du mouvement en France, notamment de l’après-guerre (post-indépendance).
On peut aussi relever sans verser dans l’excès, un caractère propagandiste et un soupçon de caricature notamment durant les conciliabules des protagonistes du FLN.
On peut observer la présence de Hélène. Néanmoins, l’on peut citer des points positifs, avec un scénario qu’on voudrait qualifier de pittoresque et sincère dans le fond.
A noter que des manifestations ont été organisées à Cannes hier, lors de la projection du Film avec des réaction vives et dénonciatrices, notamment des associations de harkis, d’anciens combattants, ainsi que l’extrême droite et notamment par une partie de la classe politique française.

Hacène Merbouti

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